Questions - réponses.
Cliquez sur la question pour voir la réponse.
Pourquoi faire reconnaître
notre handicap ?
La reconnaissance
de la qualité de « Travailleur Handicapé »
fait suite à une démarche volontaire, traitée
de façon confidentielle par les services de
la CDAPH (ex COTOREP). En effet, il n’existe
aucune obligation de déclaration du statut
de « Travailleur Handicapé ». Le consentement
de l’intéressé est indispensable. Cependant,
en fonction de votre situation personnelle,
professionnelle et de votre employeur, cette
déclaration peut s’avérer judicieuse. La reconnaissance
de la qualité de Travailleur Handicapé permet
de bénéficier de prestations et de services
particuliers, notamment en terme de formations
spécifiques. Cette reconnaissance TH est une
clef permettant l’accès à des avantages spécifiques
à votre handicap. Attention : ne pas confondre
ou assimiler « Invalidité » et « TH ». Il
s’agit de deux notions différentes. L’invalidité
est gérée par la Caisse d’Assurance Maladie
tandis que le statut de TH est lié est la
CDAPH (ex COTOREP).
Qui peut bénéficier de
l’obligation d’emploi définie par la loi du
11 février 2005 ?
Peuvent
bénéficier de l’obligation d’emploi citée
ci-dessus :
- Les travailleurs reconnus handicapés
par la CDAPH (ex COTOREP)
- Les victimes d’accidents du travail
ou de maladie professionnelle ayant entraîné
une incapacité permanente au moins égale
à 10% et titulaire d’une rente
- Les titulaires d’une pension d’invalidité,
à condition que leur invalidité réduise
au moins des deux tiers leur capacité
de travail
- Les sapeurs pompiers volontaires titulaires
d’une allocation ou d’une rente d’invalidité
attribuée en raison d’un accident survenu
ou d’une maladie contractée en service
- Les anciens militaires et assimilés,
titulaires d’une pension militaire d’invalidité
- Les titulaires de la carte d’invalidité
- Les titulaires de l’allocation aux
adultes handicapés
Deux conditions essentielles doivent être
respectées pour prétendre au statut de Travailleur
Handicapé :
- Être âgé d’au moins 18 ans, ou 16 pour
les jeunes déjà présent dans la vie active
- « [Être une] personne dont les possibilités
d’obtenir ou de conserver un emploi sont
effectivement réduites par suite de l’altération
d’une ou plusieurs fonctions physique,
sensorielle, mentale ou psychique ». Art.
L323-10 du Code du Travail
La première démarche à effectuer est de
se procurer le dossier de « demande de reconnaissance
personne adulte handicapée ». Ce dossier
est disponible au secrétariat des établissements
suivant :
- CDAPH (ex COTOREP),
- Caisses d’Allocations Familiales,
- DDASS,
- Agence locales pour l’emploi,
- Services départementaux chargés de
l’aide sociale,
- Centres communaux d’action sociale,
etc.
Sachez que le statut de Travailleur Handicapé
n’est pas attribué de façon définitive. La
durée est de 2 ans, 5 ans ou 10 ans et peut-être
renouvelée si nécessaire.
Existe-t-il des postes
réservés aux personnes handicapées ?
Il n’existe
pas de poste réservé aux personnes handicapées
en milieu ordinaire. Cependant, une obligation
d’emploi de personnes handicapées a été mise
en place pour les entreprises de plus de 20
salariés. En outre, il existe :
- Des « Entreprises Adaptées » (ex Ateliers
Protégés) : celles-ci permettent, pour
les Travailleurs Handicapés, l’accès à
l’exercice d’une activité professionnelle
salariée dans des conditions adaptées
à leurs possibilités. L’Entreprise Adaptées
participe et soutient la réalisation du
projet professionnel du Travailleur Handicapé
et peut, par la suite, promouvoir celui-ci
au sein de sa structure.
- Des ESAT (ex CAT) :
- Des CDTD (Centre de Distribution de
Travail à Domicile) : celui-ci, apparenté
à une Entreprise Adaptée, fournit aux
Travailleurs Handicapés des travaux manuels
ou intellectuels à effectuer à domicile.
Être reconnu « travailleur
handicapé » me protège t il du licenciement
?
Aux vues
de la loi de février 2005, le Travailleur
Handicapé ne bénéficie pas d’un emploi « protégé
», il a le même statut que les autres salariés
de l’entreprise. Le statut de Travailleur
Handicapé n’est donc pas une garantie de sécurité
de l’emploi. Un Travailleur Handicapé peut-être
licencié pour « inaptitude au poste de travail
». Seul un médecin du travail est en droit
de constater cette inaptitude. Cependant,
après avoir été informé, l’employeur est dans
l’obligation de proposer des possibilités
de reclassement du salarié ou d’adapter les
conditions de travail (horaires, poste, missions
etc). Si aucune solution apparente ne satisfait
à la fois le salarié et l’employeur, celui-ci
doit formuler par écrit l’impossibilité de
reclasser le salarié et doit légitimer le
licenciement.
Quelles sont les missions
des maisons départementales du handicap (MDPH)
?
Créées
à la suite de la loi du 11 février 2005, les
MDPH ont pour objectif de permettre aux personnes
handicapées d’accéder pleinement aux droits
et prestations qui leurs sont destinés ainsi
qu’à la formation et à l’emploi. La commission
oriente les personnes handicapées sur le marché
du travail ou vers des établissements médico-sociaux.
Présente dans chaque département, la MDPH
propose un accueil de proximité, vous conseille,
vous informe et vous guide. Les missions menées
par les MDPH sont les suivantes :
- Définit un plan personnalisé et individuel
de compensation du handicap
- Gère les demandes qui relèvent de la
compétence de la commission des droits
et de l’autonomie
- Organise des missions de conciliation
- Assure le suivi de la mise en œuvre
des décisions prises
- Organise des actions de coordination
avec les dispositifs sanitaires et médico-sociaux
- Met en place un numéro téléphonique
pour les appels d’urgence et une équipe
de veille pour les soins infirmiers
Quelles
sont les aides à l’embauche ?
Si vous êtes reconnu
Travailleur Handicapé, des aides vous sont
proposées pour faciliter votre insertion.
L’Agefiph, fond d’insertion professionnelle
des personnes handicapées, propose des aides
spécifiques et adaptées à vos besoins :
- Aide au maintien dans l’emploi : maintenir
dans l’emploi les salariés dont le handicap
survient ou s’aggrave, ainsi que les travailleurs
indépendants handicapés.
- Aide à l’accessibilité des situations
de travail : compenser la situation de
handicap de la personne en aménageant
son poste, son outil de travail, ou en
adaptant l’organisation du travail du
salarié ou de l’équipe.
- Aide au tutorat : recourir à un tuteur,
interne ou externe à l’entreprise, pour
préparer et assurer l’intégration d’un
salarié handicapé à son poste ou le suivi
d’un stagiaire pendant sa formation.
- Aide à la formation professionnelle
: permettre aux personnes handicapées
d’acquérir les connaissances et les compétences
nécessaires pour exercer un métier, accéder
à un emploi ou le conserver.
- Aide au bilan de compétences et d’orientation
professionnelle : identifier les acquis
de la personne handicapée et lui permettre
d’élaborer son projet professionnel.
- Aide à la mobilité : faciliter l’intégration
professionnelle des personnes handicapées
en compensant leur handicap lors des déplacements.
- Aide à l’apprentissage : faciliter
l’accès des jeunes handicapés à l’entreprise
par la voie de l’apprentissage.
- Aide au contrat de professionnalisation
: faciliter l’accès des personnes handicapées
à l’entreprise par le contrat de professionnalisation.
- Prime d’insertion : encourager les
entreprises à recruter des personnes handicapées
dans des emplois durables.
- Aide à la mise en place d’une politique
d’emploi : aider les entreprises à intégrer
l’emploi des personnes handicapées dans
la gestion de leurs ressources humaines
et à élaborer des plans d’action.
- Aide à la création d’activité : aider
les demandeurs d’emploi handicapés à créer
ou à reprendre une entreprise.
- Aide techniques et humaines : permettre
aux personnes handicapées de compenser
leur handicap dans les situations professionnelles
grâce à des aides individuelles, techniques
ou humaines.
Sachez qu’au même titre qu’un Travailleur
Handicapé, une entreprise d’accueil peut
également bénéficier d’aides.
Fiches pratiques
:
- Aides de l’Agefiph (liste non exhaustive):
|
| |
| AIDES
|
DéTAILS
|
| Maintien
dans l'emploi |
5 000 € pour les premières
dépenses
Service d'appui
|
| Aide
à l'accessibilité
|
Financement de l'étude
Moyens techniques
|
| Aide
au tutorat |
Coût de la formation du
tuteur Si tuteur externe :
23 € / heure |
| Aides
à la formation professionnelle
|
Cofinancement du coût pédagogique
|
| Aides
à la formation professionnelle
|
1 525 € / 6 mois 1 600 €
pour signature d'un CDI ou CDD
de 12 mois |
| Aides
au contrat de professionnalisation
|
1 525 € / 6 mois pour les
moins de 30 ans 3 050€/ 6 mois
pour les plus de 30 ans |
| Prime
d'insertion |
1 600 € pour CDI ou
CDD de 12 mois |
| Aides
à la mobilité |
Transports adaptés :
9 150 € / an |
| Aides
techniques et humaines |
Aides techniques (moins de 9 150
€) Aides humaines :
9 150 € / 12 mois Auxiliaire professionnelle :
9 150 € / 12 mois |
Je suis travailleur handicapé
et je souhaite créer mon entreprise, comment
faire ?
Les personnes
handicapées, au même titre que n’importe quel
dirigeant, peut créer ou reprendre une entreprise
quelque soit sa forme juridique. Sachez que
l’Agefiph, association nationale chargée de
gérer les fonds pour l’insertion professionnelle
des personnes handicapées, propose des aides
aux futurs créateurs d’entreprise, traduites
par :
Une subvention d’un montant maximum de
10 675€ versée en complément des autres
financements d’un montant minimum de 1525€.
Une participation à la formation de la
personne handicapée à la gestion, dans la
limite de 250 heures.
Une participation au suivi de l’entreprise
par un organisme spécialisé.
Attention : Sachez qu’en cas de cession, cessation
ou revente de l’entreprise dans un délai de
3 ans, la subvention doit être remboursée.
Sachez également que la CDAPH (ex COTOREP)
et l’Etat proposent des aides en fonctions
de votre projet. Consultez les pour davantage
de renseignements. · Comment faciliter mon
intégration professionnelle ? De nos jours,
deux mesures principales sont mises en œuvre
pour faciliter votre intégration professionnelle.
Il s’agit :
- D’adapter votre poste de travail à
vos spécificités physiques.
- D’établir une relation étroite entre
vous et l’entreprise par l’intermédiaire
d’un tuteur.
La politique sociale de l’entreprise d’accueil
est un facteur clef de l’intégration des personnes
handicapées. Une participation collective
des différents intervenants répondra de manière
pertinente aux attentes des travailleurs handicapés.
Aménagement de poste : La nature des aménagements
à mettre en œuvre ne relève pas de la simple
adaptation compensatoire. Elle n’est pas prévisible
dès l’exposé de la difficulté rencontrée par
la personne handicapée. Elle nécessite une
approche approfondie du contexte d’évolution
de l’entreprise, un diagnostic et une analyse
des situations possibles. Les interventions
relatives à ce type de logique conduisent
à transformer ou adapter non seulement les
outils, mais également l’organisation du travail.
Dans ce contexte, les acteurs sont amenés
à analyser les liens complexes entre travail,
déficience et handicap. Afin de réduire l’écart
entre les exigences de la situation de travail
du salarié et sa situation de handicap, l’Agefiph
participe au financement : - de l’étude préalable
définissant les besoins - des moyens techniques
ou organisationnels à mettre en œuvre Cependant,
l’aide ne se substitue pas aux obligations
légales de l’employeur en matière d’amélioration
des conditions de travail et de prévention
des risques professionnels. De même, l’aide
n’a pas non plus vocation à générer des gains
de productivité pour l’entreprise, bien que
cela puisse être un effet induit. Tutorat
: Le tutorat s’adresse à toute personne qui
souhaite s’engager dans l’accompagnement d’un
collaborateur. Le tuteur transmet son savoir-faire
au travailleur handicapé, organise avec lui
ses activités, répond à ses questions, fait
le lien avec le reste de l’équipe. Sachez
que votre tuteur est entièrement disponible
pour vous aider, vous guider etc. En effet,
votre tuteur est nécessairement volontaire
; justifie d’une expérience d’au moins deux
ans dans une qualification en rapport avec
votre objectif professionnel ; exerce sa fonction
de tuteur auprès de trois travailleurs handicapés
au maximum. N’hésitez pas à le solliciter.
Faire appel à un tuteur implique que celui-ci
soit formé à l’accompagnement des personnes
handicapées et qu’il puisse être rémunéré
pour ses heures de tutorat.
- Dans le cas d’un tuteur interne, l’Agefiph
participe au coût de sa formation et de
sa rémunération afin de ne pas générer
de surcoût d’encadrement pour l’employeur.
- Si l’entreprise recourt à un tuteur
externe, l’Agefiph participe au financement
de la prestation, dans la limite de 23
€ de l’heure. Le nombre d’heures de tutorat
financées par l’Agefiph tiendra compte
de la situation du travailleur handicapé
: nature de son handicap, nature du contrat
de travail s’il s’agit d’un salarié, nature
et durée de la formation s’il s’agit d’un
stagiaire, situation de la personne avant
son recrutement ou sa formation.
Pour établir votre demande, vous pouvez
vous faire aider par un conseiller Cap Emploi
ou par un service départemental d’appui
au maintien dans l’emploi. Vous enverrez
ensuite votre dossier « demande de subvention
» à l’Agefiph de votre région.
Pourquoi faire un bilan
de compétences ?
Le bilan
de compétences permet à un Travailleur Handicapé
de faire le point sur ses compétences, aptitudes
et motivations et de définir un projet professionnel
ou de formation en fonction de sa situation.
Réalisé par un prestataire extérieur à l’entreprise,
selon des étapes bien précises, le bilan de
compétences peut être proposé par l’employeur
ou mis en œuvre à l’initiative su salarié.
Le bilan de compétence donne lieu à la rédaction
d’un document de synthèse en vue de définir
ou de confirmer un projet. Chez Alizé Consultants,
classé parmi les 11 meilleures cabinets de
la région Ile de France par le Fongécif, la
synthèse est également accompagnée d’un check-up
permettant un meilleur suivi du candidat.
Le bilan de compétence s’avère d’une grande
aide pour la personne handicapée sur les points
suivants :
- Analyse de ses aptitudes, de ses compétences
personnelles et professionnelles, de ses
motivations
- Gestion de ses ressources personnelles
- Utilisation de ses atouts comme instrument
de négociation pour un emploi, une formation
et plus généralement en terme de choix
de carrière.
A la suite d’un bilan de compétences, l’analyse
des différentes hypothèses et voies d’orientation
doivent amener la constitution d’un choix
réaliste.
Comment calculer ma retraite
?
Les personnes
handicapées bénéficient de dispositions spécifiques
pour leur retraite. En tant que Travailleur
Handicapé, vos droits à la retraite sont les
mêmes que ceux des autres salariés. Cependant,
si vous percevez, soit une pension d’invalidité,
soit une rente d’accident du travail pour
une incapacité de travail d’au moins deux
tiers, les périodes de perception de ces prestations
sont validées pour votre retraite en tant
que période assimilées. Quand vous atteignez
l’âge de 60 ans, votre retraite de base est
liquidée au « taux plein », quelle que soit
votre durée d’assurance, au titre de l’inaptitude
au travail. Par ailleurs, si vous totalisez
140 trimestres d’assurance et relevez à la
fois d’une branche professionnelle où un accord
a été conclu en ce sens et d’une entreprise
ayant conclu une convention avec l’Etat, vous
pouvez bénéficier du dispositif de cessation
anticipée d’activité dès l’âge de 55 ans.
Sachez également que des points de retraite
supplémentaires sont attribués aux personnes
ayant exercé une activité libérale tout en
étant dans l’obligation d’avoir recours à
une tierce personne pour effectuer les actes
ordinaires de la vie. Dans le même esprit,
une mesure d’exonération des cotisations est
appliquée en cas d’incapacité d’exercice de
la profession pendant plus de six mois.